MGD Sections

Actions

4.2.2   Sites de surveillance intensive Sujet précédent Sujet parent Sujet fils Sujet suivant

Les sites de surveillance intensive tels que les projets de recherche sur l'écosystème à long terme et les parcelles d'observation et les zones expérimentales nationales ou même régionales de recherche peuvent fournir des séries de données utiles pour développer des estimations de la variation de densité de carbone à la suite de l'utilisation des sols. Contrairement aux inventaires forestiers basés sur les statistiques, les sites de surveillance intensive utilisent généralement des sites délibérément choisis et ces réseaux de parcelles se composent souvent de quelques (parfois une seule) grandes parcelles où l'accent est mis sur le fonctionnement et les processus des écosystèmes. Celles-ci ont généralement un riche historique de mesures répétées formant une suite de variables écologiques détaillées pertinentes pour produire des estimations des émissions et des absorptions, bien plus détaillées que celles qui peuvent uniquement provenir de grands inventaires forestiers basés sur les statistiques.
Les données provenant de sites de surveillance intensive peuvent être utilisées pour développer des coefficients d’émissions et d’absorptions ou paramétrer des modèles pour extrapoler les estimations à des niveaux régionaux et nationaux lorsqu'elles sont combinées avec des données de télédétection et d'inventaire forestier nationaux. Généralement, les observations intensives sur le terrain sont utilisées pour évaluer les effets des activités REDD+ individuelles et des perturbations naturelles sur la biomasse aérienne et souterraine, la litière, le bois mort et les bassins de carbone organique dans le sol. Pour être utiles, les séries de données originales (pas seulement les moyennes et les distributions) doivent être disponibles et les protocoles de collecte de données documentés et des contrôles de qualité des données réalisés. Ces caractéristiques sont importantes pour produire des rapports transparents et pour évaluer les estimations produites.
Les sites de surveillance intensive peuvent faire partie des données de terrain évoquées dans l'arbre décisionnel sur les choix nationaux à faire en matière d’estimations des émissions et des absorptions (Figure 13). Pour être utile, la collecte de données sur ces sites devrait être harmonisée comme cela est décrit dans les notes du point de décision 3 de l'arbre décisionnel. Elles peuvent faciliter l'inclusion de la biomasse souterraine en utilisant des données spécifiques à chaque pays plutôt que des rapports/taux génériques racines/tiges, et faciliter l'inclusion d’autres bassins que la biomasse, ainsi que l'inclusion de gaz autres que le CO2. Cette information peut être utilisée pour compléter les données et les informations nécessaires pour passer à des niveaux supérieurs dans les systèmes MNV. Ces sites peuvent fournir des informations détaillées sur les paramètres physiologiques pour développer et tester des modèles d'échange de carbone, et mettre en relation les flux de carbone aux données de télédétection. La collecte et l'analyse des données sont combinées sur plusieurs échelles spatiales et temporelles, avec des études intensives et détaillées fournissant des informations spécifiques à l'échelle supérieure grâce à l'utilisation de techniques de télédétection, de vastes inventaires forestiers et la modélisation empirique (Birdsey et al., 2013).