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3.2.1   Sélection d’un cadre d’intégration Sujet précédent Sujet parent Sujet fils Sujet suivant

La sélection d'un cadre d'intégration pour les MNV demande de tenir compte des questions pratiques et scientifiques, notamment:
  • les exigences nationales et internationales en matière de notification;
  • la disponibilité des données;
  • les moyens et les capacités techniques;
  • les normes à partir desquelles le système et ses produits seront évalués;
  • la disponibilité des cadres d'intégration (également appelés outils d'intégration) et l'expertise nécessaire pour les mettre en œuvre dans le pays;
  • la rentabilité.
Il existe deux principales méthodes d'intégration de la télédétection et des observations au sol:
  1. Les cadres de données d’activité x coefficient d'émission/absorption (représentant les méthodes de niveau 1 ou 2).
  2. Les cadres entièrement intégrés, avec deux sous-cas:
    1. les modèles spatialement référencés (représentant les méthodes de niveau 3, approche 2 ou 3)
    2. les méthodes spatialement explicites (représentant les méthodes de niveau 3, approche 3) qui permettent de suivre les unités terrestres individuelles (polygones ou pixels).
Toutes ces méthodes ont été utilisées par les pays pour développer les estimations de GES du secteur terrestre et, lorsqu'elles sont appliquées correctement, toutes se conforment aux règles de la CCNUCC et aux lignes directrices du GIEC. Cependant, la précision des estimations obtenues peut varier considérablement. Les approches de niveau 3 peuvent être plus exactes ou précises, car elles ne doivent pas partir d’hypothèses simplificatrices inhérentes aux approches basées sur le coefficient d'émission/absorption, et parce qu'elles peuvent s’adapter à une stratification plus fine des conditions des forêts (types de forêts, conditions écologiques et climatiques, classes d'âge, perturbations et historique de la gestion, etc.), bien que la complexité puisse augmenter et la transparence diminuer en conséquence.
Les méthodes d'intégration ne sont pas mutuellement exclusives. La plupart des pays utilisent actuellement une combinaison de méthodes d'intégration en fonction de la nature de l'utilisation des terres forestières, et de la disponibilité des données. Il est judicieux de mettre progressivement en place un système national dans un cadre d'intégration unique. Cela permet d'abord d’utiliser des méthodes plus simples pour répondre aux besoins à court terme, sans pour autant sacrifier les objectifs à long terme. Par exemple, le cadre d’intégration peut représenter d'abord seulement un petit nombre de strates forestières avec un petit nombre associé de courbes de croissance. À mesure que davantage de données seront disponibles grâce à la mise en œuvre de plans d'amélioration pour les catégories identifiées importantes ou clés (Chapitre 2, Section 2.2.3), la portée spatiale du cadre d'intégration pourra être élargie. Les cadres bien conçus devraient être en mesure de s’adapter à l’augmentation de la complexité de l'estimation et à la richesse des données.