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3.1   Méthodes d’estimation pour les activités REDD+ Sujet précédent Sujet parent Sujet fils Sujet suivant

Les orientations du GIEC ne faisant pas spécifiquement référence aux activités REDD+, le MPR donne des conseils pour mettre en relation les orientations du GIEC et les activités REDD+. Le MPR ne reproduit pas les orientations du GIEC, mais y fait références, si nécessaire. Le GPG 2003 indique les sources de données qui doivent être utilisées conjointement avec les données de télédétection et d’observation au sol, par exemple celles sur les densités de carbone pour les utilisations de terres non forestières ou les coefficients d’émissions et d’absorption associés aux gaz à effet de serre autres que le CO2.
Le MPR suppose qu'il y a une cohérence méthodologique entre les estimations, et que le double comptage des émissions et des absorptions est évité. Les conseils donnés ci-dessous pour garantir une certaine consistance suggèrent d’utiliser les mêmes méthodes de stratification et d'estimation des forêts pour toutes les gammes d’activités REDD+. Des conseils sont fournis pour éviter les doubles comptages possibles quand la dégradation des forêts et les autres activités REDD+ devraient être estimées ensemble. Les méthodes de télédétection peuvent également respecter certaines règles pour veiller à ce que toute unité de pixel ou cartographique ne soit pas comptée deux fois pour les activités REDD+.
La méthode pour combiner les changements de superficie et de densité de carbone dépendra de la méthode d'échantillonnage ou la modélisation adoptée par le SNSF. Dans les méthodes gains/pertes décrites ci-dessous, la superficie des terres affectées par les activités REDD+ est multipliée par le changement de carbone par unité de surface (le changement de densité de carbone) dans les différents bassins pour estimer le total net des émissions de carbone ou des absorptions. Les méthodes décrites dans ce chapitre sont à utilisées avec Chapitre 4 et Chapitre 5, qui décrivent les modes d’acquisition des données de superficies et densités de carbone, et les incertitudes associées, et aborde les corrections de données de superficie à faire face aux biais. Les méthodes supposent que des estimations annuelles seront faites, avec la correction du biais estimé, bien que, en principe, d'autres périodicités soient possibles.
Lorsqu’un IFN ou d'autres méthodes d'échantillonnage fondées sur le plan (y compris l'inférence assistée par modèle) sont utilisés, les densités moyennes de carbone peuvent être estimées à partir de l'échantillon, qui peut être stratifié par type de forêt ou régime de perturbation pour accroître l'efficacité de l'échantillonnage. Lorsque les approches déductives fondées sur des modèles sont utilisées, les densités de carbone pour les zones en question sont déduites du modèle utilisé et le changement de densité de carbone est modélisé pour chaque type de forêt à la conversion Non-forêt. La méthode suppose que l’IFN, lorsqu’il a été réalisé, soit utilisé comme source de données sur les placettes plutôt qu’étendu pour estimer directement les activités REDD+. L'Annexe B aborde les questions d'échantillonnage.
Il est fort probable que les pays utiliseront des données optiques de moyenne résolution pour appliquer les conseils du MPR. D'autres types de données, y compris les données optiques à haute résolution et RADAR sont susceptibles d'être utilisées davantage si leur disponibilité s’améliore et que des techniques de traitement ont été mises au point(1). Des conseils sur les méthodes basées sur les transitions et les tendances entre les strates et au sein des strates sont nomnnées au point Section 3.1 tandis que le point Section 3.2 décrit les méthodes permettant de suivre les changements individuels en unités de pixels ou cartographiques au fil du temps.

 (1)
Il n'y a pas de définition généralement acceptée des termes résolution faible, moyenne et élevée (aussi appelé fine). Pour être parfaitement clair, il est donc préférable de spécifier la résolution numérique. Lorsque ces termes sont utilisés dans le MPR, une résolution faible se réfère à des résolutions spatiales supérieures à 250 m, moyenne à 10-80 m et élevée de mieux de 10 m. Ces fourchettes sont déterminées par les méthodes décrites dans le MPR, et les données de télédétection disponibles dans les flux de données clés SDCG S'ouvre dans une nouvelle fenêtre. Les résolutions intermédiaires entre 80 et 250 m sont par défaut classées comme faibles résolutions.